Description
Le cognassier du Japon sauvage, en latin Chaenomeles japonica, est un arbuste caduc épineux particulièrement robuste, prisé pour sa floraison précoce et colorée, incontournable dans les haies champêtres ou défensives. Il forme, avec le Forthysia, un duo gagnant pour apporter de la couleur au jardin au tout début du printemps. Ses fleurs, d’un rouge insolent, éclosent en abondance, juste avant ses feuilles. Autostérile, le cognassier du Japon ne fructifie qu’en présence d’un autre sujet à proximité. Ses petits coings, jaunes et odorants à maturité, peuvent se consommer cuits en compote ou en confiture. Très accommodant quant à l’exposition et à la nature du sol, utile pour la petite faune des jardins, il trouve tout naturellement sa place dans un jardin naturel.
Le Chaenomeles japonica, de la famille des Rosacées, est originaire du centre et du sud du Japon. C’est un arbuste épineux, s’étalant par production de rejets depuis sa souche. De croissance moyennement rapide, quelque peu clairsemé dans son jeune âge, il forme à terme un buisson ramifié, enchevêtré, presque impénétrable. À terme, l’arbuste mesure environ 1.50 m de hauteur pour 1.30 m d’envergure, parfois moins, selon les conditions de culture. Sa floraison a lieu de février à avril, selon le climat. Elle s’étale durant approximativement 3 semaines. Les fleurs très mellifères, atteignant 3 à 4 cm de diamètre, sont des coupes composées de pétales d’un rouge très vif tirant un peu sur le rose. Au cœur trône un bouquet d’étamines jaunes. Les fleurs, groupées par 2 à 5 en petits bouquets, émergent directement du bois, au niveau des nœuds, sur les rameaux de l’année précédente. Elles laissent place à des petits fruits arrondis, de 3 à 4 cm, devenant jaunes à l’automne. Ces fruits, aromatiques, sont utilisés dans la pharmacopée japonaise, mais ne sont pas comestibles crus. Les feuilles, caduques, se développent presque simultanément avec les fleurs ; elles sont ovales à lancéolées, longues de 3-6 cm et larges de 1,5 à 3 cm, d’un beau vert vif et luisant sur leur face supérieure.
Les cognassiers du Japon nous offrent, tout comme les Forthysias, Abeliophyllum et corêtes du Japon, les floraisons les plus attendues après un long hiver. Ils sont à l’aise sous tous nos climats, car ils ne craignent ni le chaud, ni le froid. On peut les cultiver aussi bien en isolé qu’en massif et bien sûr dans une haie champêtre. La variété sauvage accompagnera des arbustes parfumés comme le chèvrefeuille d’hiver (Lonicera fragrantissima) qui le précède, les lilas de taille modeste qui prendront le relais de sa floraison, elle-même suivie par celle des buddleias. En climat doux, il se mariera bien avec des céanothes rampants et des romarins à fleurs bleues, leurs floraisons se mettront mutuellement en valeur. On peut aussi le palisser sur un mur, près de la maison, marié à un jasmin d’hiver, pour en profiter à chaque passage. Ses branches encore nues, mais garnies de boutons sont aussi l’occasion de jolis bouquets en vase haut.






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