Description
Le Geranium maderense Album est la forme à fleurs blanches d’une espèce botanique (à fleurs roses) originaire de l’île de Madère. C’est une plante vivace persistante pleine de panache, mais à durée de vie brève. Elle forme une touffe majestueuse constituée d’un axe porteur de grandes feuilles très découpées, vert foncé, au graphisme magnifique. Curieusement, les pétioles des feuilles l’aident à s’élever jusqu’à 1 m de hauteur ou plus. Au printemps apparait la floraison constituée d’une profusion de petites fleurs blanches dont le volume impressionnant concurrence celui du feuillage et suscite l’émerveillement. Sensible au gel, hormis dans les zones les plus privilégiées de la Côte d’Azur ou de Bretagne, on la cultivera en pot pour l’abriter en hiver.
Le Géranium de Madère est un membre de la famille des Géraniacées, tout comme le Pelargonium de nos balcons (appelé à tort « Géranium ») ou l’Erodium que l’on retrouve dans nos campagnes et qui s’invite volontiers dans les parcelles de fruitiers ou autres. Le Geranium maderense fait partie de ces belles surprises que nous réserve la flore macaronésienne, région qui regroupe les Açores, Madère, les Canaries et le Cap Vert. Cousin de nos espèces de Geranium dont la plupart forment des coussins bas ou de taille moyenne, le G. maderense est une vivace au format XXL, proche du G. canariense (ou G. reuteri) des Canaries, lui aussi frappé de gigantisme. Ce Géranium peu courant est originaire de la laurisylve de Madère, forêt subtropicale humide hébergeant notamment des lauriers, d’où son nom, et qu’on retrouve également sur l’île de Ténérife. Il a été récompensé d’un Award of Garden Merit, distinction accordée par la prestigieuse Royal Horticultural Society du Royaume Uni en reconnaissance de ses qualités ornementales.
‘Album’ (blanc en latin) en est la forme à fleurs blanches, alors que l’espèce-type fleurit rose mauve. Considéré comme une vivace à vie courte, souvent traité comme une bisannuelle, il s’agit en fait d’une plante monocarpique, c’est-à-dire qui ne fleurit qu’une fois dans son existence puis meurt après être montée à graine, ce qui assure son renouvellement. Depuis le semis d’origine, ce Geranium peut mettre 3 à 4 ans avant de fleurir. Il forme un axe principal, qui s’élève au fur et à mesure de l’apparition de nouvelles feuilles. Celles-ci sont hautement décoratives, de forme palmée, mesurant une bonne vingtaine de centimètres de diamètre, elles sont profondément disséquées, évoquant la découpe et l’élégance de certaines fougères tropicale. Leur surface vernissée met en valeur leur couleur vert foncé, d’autant plus que les longs pétioles sont rouge foncé. Elles se déploient à 360° autour de la tige centrale, les plus anciennes retombant jusqu’au sol. Les pétioles servent alors d’échasses à la plante, c’est pourquoi lorsque les feuilles âgées jaunissent, il faut uniquement couper les limbes et garder les pétioles. Ceux-ci se déshydratent, durcissent et forment comme un échafaudage pour soutenir l’ensemble de la plante ! À maturité, le Géranium dépasse 1 m de hauteur et est prêt alors à supporter l’impressionnante floraison, qui peut atteindre jusqu’à 1,20 m de diamètre. Au printemps, le plus souvent en avril, une multitude de petites fleurs (jusqu’à 300) portées par de longs pédoncules floraux forment un énorme dôme au-dessus du feuillage. Comptant cinq pétales arrondis, les fleurs sont de couleur blanche, avec un cœur rose violacé. Les sépales et les pédoncules floraux sont couverts de petits poils qui captent la lumière et renforcent encore l’esthétisme de cette floraison absolument hors du commun. L’énorme inflorescence exerce sa fascination pendant tout le printemps, débordant jusqu’en été, avant de faner et de former des graines qui se ressèmeront spontanément au jardin. Les fleurs pollinisées par les insectes laissent en effet place à de longs fruits verts qui « explosent » à maturité pour libérer une grande quantité de graines très fines.
Cette plante exceptionnelle doit être cultivée en pot dans la majeure partie de nos régions, afin d’être hivernée à l’abri du gel. Les feuilles sont en effet détruites dès -2°C et la plante entière meurt à -4°C, ce qui limite sa plantation en pleine terre aux zones les plus douces du littoral méditerranéen et atlantique. Elle vous permettra alors de composer un massif d’inspiration subtropicale en l’associant à d’autres plantes spectaculaires comme le Beschorneria yuccoides qui forme une rosette de grandes feuilles bleu vert, d’où émerge une hampe florale qui atteint la taille d’un homme. Le Syagrus romanzoffiana, palmier à croissance rapide, accentuera encore l’exotisme de votre décor avec son allure de cocotier, de même que quelques touffes d’Hedychium, gingembre d’ornement à l’allure furieusement tropicale avec ses grandes feuilles d’un vert tendre et surtout ses splendides fleurs en longs épis.






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