Description
Ce rosier à fleurs vertes que l’on nomme Rosa chinensis Viridiflora est une fantaisie de la nature, débarqué depuis la Chine jusqu’en Angleterre un jour de l’année 1743. Une mutation spontanée a transformé sur cet arbuste au port embroussaillé les traditionnelles roses du Bengale en pompons ébouriffés, constitués non de pétales, mais de longues bractées vertes griffées de brun-rouge-rosé. Epanouies jusqu’à la fin de l’été, ces roses discrètes exhalent un léger parfum poivré, parmi un beau feuillage lisse vert franc indemne de maladies.
Le rosier de Chine Viridiflora appartient à la famille des rosacées, c’est une mutation d’une variété de rosa chinensis incertaine ou inconnue, théoriquement incapable de se reproduire par semence, puisque assexué, sans étamines ni pistil. Cet arbuste épineux au port un peu hirsute atteindra 1 m à 1.5 m de hauteur et au moins autant en largeur. Sa croissance est assez rapide, après 4 ans de culture, il formera déjà un beau buisson. Le rosier Viridiflora offre une floraison remontante, souvent continue du mois de mai jusqu’à la fin de l’été. De petits boutons vert-bleuté, ovales, regroupés en bouquets de 3 à 7, donnent naissance à des fleurs en pompons, portées par des tiges fines. Elles mesurent 4 cm de diamètre, sont doubles et composées uniquement de 35 bractées foliaires vert pâle, plus ou moins striées de rouge éteint, dont le coeur est hérissé de poils brunâtres. Elles deviennet brunes et parcheminées en fanant. Ces roses venues d’ailleurs diffusent en outre un parfum épicé très légèrement perceptible. Le feuillage abondant et ornemental, semi-persistant, est composé de feuilles vert moyen très saines. Ce rosier s’adapte à tout type de sol, même pauvres, et s’accommode de l’ombre.
La passion pour les vieilles roses est à la fois très répandue et amplement justifiée: ces rosiers sont non seulement les parents de nos roses modernes, mais aussi et toujours les gloires de nos jardins. Rosa chinensis Viridiflora figurait déjà sur des représentations chinoises très anciennes, et sa culture était strictement réservée à la cité interdite. Sans l’intervention de jardiniers passionnés, il paraît improbable qu’il soit parvenu jusqu’à nous. A ce titre, et parce que c’est aussi un rosier hors normes, il mérite que l’on perpétue sa différence, en l’invitant dans un jardin de rose, ou d’esprit naturaliste. On lui donnera une place de choix près de la maison ou d’un passage, ce qui permettra de profiter de sa floraison si peu ordinaire. Dans les massifs d’arbustes ou de grandes vivaces, il sera mis en valeur par des fleurs légères qui sont de bonnes compagnes pour les rosiers: Gypsophile paniculé, valériane, népétas, campanules, iris des jardins, fenouil, caryopteris, gauras et même les lavandes. Une association avec des graminées sera plus moderne. Enfin, dans les bouquets à dominante verte, ses pompons extravagants seront les bienvenus.






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