Description
Le Groseillier à grappes rouges, en latin Ribes rubrum, est un arbuste fruitier cultivé depuis le Moyen-Age qui a fait ses preuves dans d’innombrables jardins. La plante est autofertile, très rustique, vigoureuse et peu exigeante. La floraison discrète, début mai, est hors de portée des dernières vraies gelées. Il fructifie en juillet, produisant de belles grappes garnies de petites billes rouges, dont la pulpe est juteuse, parfumée et délicieusement acidulée. Culture facile au soleil non brûlant, en sol bien drainé, même pauvre. Les groseilles sont parfaites pour faire des gelées, des confitures et garnir des tartes !
Le Groseillier rouge appartient à la famille des Grossulariacées. C’est une plante cultivée depuis fort longtemps, qui croît spontanément dans de nombreuses régions tempérées de l’hémisphère nord, de l’Europe à la Sibérie, jusqu’à la Mandchourie. C’est un arbuste buissonnant, non épineux, au port en touffe de rameaux un peu raides, peu ramifiées, dont le bois est tendre et pourvu d’une moelle abondante. Ce buisson atteindra 1,50 m en tous sens. Le feuillage, caduc, tombe en automne. Il est composé de feuilles palmées, lobées et aromatiques au froissement, d’un vert moyen. La floraison a lieu début mai, sous forme de grappes de petites fleurs verdâtres à brunâtres insignifiantes, intensément visitées par les abeilles. La fructification se produit surtout sur les rameaux d’un et deux ans. L’arbuste se couvre alors de nombreuses grappes de petites baies rondes et translucides, d’abord vertes puis rouge vif, de 6 mm de diamètre, contenant des petites graines. La récolte se déroule au fur et à mesure de la maturation des fruits, à partir de juillet. La groseille est un fruit peu calorique, (qu’elle soit blanche ou rouge), elle est riche en minéraux et en oligo-éléments ainsi qu’en potassium, en calcium et en phosphore. Elle offre aussi une bonne source de vitamine C et de fibres. Le rendement de cette variété sauvage est de l’ordre de 2 à 4 kg par pied, selon les conditions de culture.
Utilisez les groseilles fraîches, en gelée, ou en pâtisserie pour la garniture de tartes ou la fabrication de sorbets. Au jardin, cet arbuste, modeste une bonne partie de l’année, prend tout son attrait lorsqu’il se charge de ses longues grappes sanguines dans lesquelles joue la lumière estivale. Le plaisir est triple, à la fois visuel et gustatif, mais aussi olfactif lorsque son feuillage chaud embaume le jardin. Son mariage sera réussi avec des variétés à grappes blanches, des groseilliers à maquereau, mais aussi des arbustes offrant une belle fructification (non comestible), comme le Leycesteria formosa, callicarpas, Nandina domestica et ses variétés, cognassiers du Japon, les symphorines… Pour les petits jardins, ou pour gagner de la place, il est astucieux de palisser ce groseillier à grappes rouges contre un mur ou le conduire en tige. Notons que le groseillier peut tout à fait figurer dans un verger sur la terrasse, car il se comporte assez bien en grands pots, à partir d’une quarantaine de centimètres de profondeur, en veillant cependant à ne pas l’arroser avec une eau trop calcaire.
Le groseillier sauvage Ribes rubrum possède des vertus médicinales. On l’utilise pour le traitement des rhumatismes, des maladies infectieuses, d’autant plus que les fruits sont consommés frais.






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